Lomé 2006 : Newsletters

Bonjour à tous et bienvenue à la newsletter Afric'Edu n°1!!

Comme vous le savez sûrement, toute l'équipe moins Amandine, qui nous rejoindra plus tard, part demain direction Lomé, capitale du Togo. Notre vol est prévu au départ d'Orly à midi. Nous ferons une courte (mais chère : visas obligatoire = 30€.... dur dur quand on a pas de sous!!) au Burkina Faso avant de reprendre un avion pour le Togo. Arrivée prévue 18h20 (heure locale), c'est à dire 20h20 à Paris....

Malgré tout, deux membres de l'équipe, Ségo et Bruno, ont failli ne pas partir car leurs passeports avaient mystérieusement disparus. Heureusement pour nous, tout est rentré dans l'ordre en début de semaine.

Benoît Aubin, promo 2007, sera aussi avec nous lors de notre voyage. En effet, il part avec sa soeur au Togo pour une mission à but humanitaire. Il a chargé Steve de trouver un poste de télévision pour regarder France-Portugal !

Didier, quant à lui, se replonge dans ses bouquins sur Linux. Olivia, notre trésorière en chef, emporte précieusement quelques liasses de billets (en euros, puisqu'il n'est plus possible de faire un échange euros->francs CFA dans les banques françaises) pour les frais sur place sous les yeux de JS, converti en garde du corps. Mathilde rajoute les derniers retardaires à la newsletter.

Nous vous disons donc à très bientôt pour le véritable début de nos aventures !

Lomé 2006 : Newsletter 2

Bonjour à tous !

Voici la première vraie Newsletter, en direct d'Afrique. Ici présentes, les premières nouvelles de nos aventures à Lomé :

Mercredi 5/07 : Lomé, nous voilà !

Le grand départ :
Après une arrivée au compte-gouttes et espacée dans le temps à l'aéroport, nous sommes fin prêt à découvrir l'Afrique. Première surprise, à l 'aéroport, une personne accompagnée d'une dame âgée donne à Js, Bruno et Didier des sacs car ils ne peuvent pas les porter. Parmi ceux-ci, deux ordinateurs portables. Serait-ce un don ? :-) Ayant peur qu'il s'agisse d'une source de problème, ces 3 zigotos ont suivis de près la personne et ont bien spécifiés au douanier que ce n'était pas leurs bagages à main ! Au final, aucun problème ne s'est posé.

Bref aperçu du Burkina :
Arrivé à Ouaga (après 5h30 de vols ainsi que 30 minutes de retard), nous descendons pour l'escale. L'aéroport semble très pauvre (tout comme cette capitale que nous avons pu admirer du haut de notre avion). Nous allons dans le bus pour rejoindre l'aéroport. Temps de la navette bus-aéroport : 7 secondes (homologué par notre arbitre national) et une dizaine de mètres. L'aller fut plus long (au moins le double de temps) car il fallait faire demi-tour !!! C'est ici que les premières frustrations apparaissent : l'ambassade du Burkina, siégeant à Lyon, nous avait affirmé que nous devions avoir un visa, même en étant en transit, à 2 entrées, soit l'équivalent de 30 € par tête... Nous avions longuement insisté sur le fait que s'était scandaleux et tout fait pour ne pas les payer. Arrivé là-bas, on nous informe qu'il n'y a pas besoin de Visa. D'ailleurs, faire sonner leur portique ne les dérange pas non plus (il faut apparemment enlever les chaussures pour ne pas le faire sonner mais ce n'est pas demandé pour ceux en transit ... ) Après nos 7 secondes de bus, nous revoilà dans le même avion. Nous sommes arrivés avec une petite demi-heure de retard, soit 19h00 heure locale (21h en France). Il faisait d'ailleurs nuit (le soleil est présent de 6h00 à 18h00)...

wiezon Bienvenue au Togo « Af'icadu » :
Accueillis par le directeur du lycée, un parent d'élève, ainsi qu'un ami d'Hélène Olivia, du nom de Serge, nous allons chez ce dernier pour y établir notre quartier général. Nous avons d'ailleurs pu nous faire une première idée de la conduite togolaise, que nous détaillerons plus dans la journée de demain. Petite réunion solennelle dans le salon richement décoré de notre hôte. Il s'agit de la maison au Togo de l'ancien ambassadeur du Togo au Cameroun. Les présentations ont vite été écourtées par l'impatience grandissante de voir l'équipe de France jouer sa deuxième mi-temps. Nous soulignerons d'ailleurs la traîtrise d'Olivia et de Steve supportant le Portugal (ils ont même cru à un moment que le Portugal avait marqué un but : grand silence dans la salle à part le cri de joie de ces 2 énergumènes ...). Nous prîmes congés assez tard le ventre bien plein (2 repas dans l'avion + un chez notre hôte le soir !)

L'anecdote du jour : la banane togolaise (banane plantain) selon Bruno : celle-ci se met dans les pâtes, cependant, dommage pour lui, ce n'était pas de la bananes mais des saucisses !

Jeudi 6/07 : « On verra demain ... »

Réveil tardif : Première journée et première surprise pour Didier. Premier levé, il se destine tranquillement à l'une des salles de bain pour prendre sa douche. Ouvrant le robinet, il s'aperçoit que l'eau n'est pas de la partie. Nous avons eu l'explication assez rapidement : le château d'eau de Lomé a été construit il y a quelques années, quand la population n'était pas aussi importante. Résultat, aujourd'hui, si trop de personnes tirent de l'eau simultanément, d'autres en sont privées. Ces coupures ne durent pas longtemps, mais la pression globale est très faible.

Doucement le matin, pas trop vite le soir :
Cette première journée a été, sous « l'impulsion de Serge » placée sous le signe du repos. Repos d'ailleurs forcé pour Benoît et sa soeur, Perrine (confère première newsletter) devant, je le rappelle, effectuer une mission humanitaire dans un petit village plus au nord. En effet, la personne devant les y emmener ne semble pas très motivée. Après pourtant maintes assistances, rien à y faire: la personne leur promet de les rappeler plus tard, ce qu'elle ne fera pas. Notre petite troupe part donc sur la plage de Lomé. Le temps est plutôt respirable (nous sommes, d'après le guide du Routard, dans une saison intermédiaire entre la saison sèche et la saison des pluies), même si l'humidité est assez importante.

Roule, Lomé :
En marchant un peu, nous constatons que les feux rouges sont optionnels pour ceux qui tournent à droite « ils ont oublié de mettre la flèche clignotante ». D'autres sont également optionnels tout court. Enfin, doubler par la droite semble même obligatoire et nous évitons de mettre les ceintures de sécurité car celles-ci, pleines de poussière, salissent plus les tee-shirts qu'elles ne protègent. Cependant, l'état des routes (quand route, il y a !) invite les usagers à ne pas rouler trop vite. Le klaxon est omni-présent (environ un coup toutes les secondes). Ceux-ci viennent soit des voitures-taxis très nombreuses, ou encore des motos-taxis voulant alpaguer un client potentiel (et comme tout le monde semblent être des clients potentiels ...). Nous croisons également une voiture militaire, avec un mitrailleur perché sur le toit (SIGH !) et un grand nombre de camions en surcharge (prenez un camion d'une taille normale et rajoutez-y un autre camion dessus). Les rues sont assez sales (les poubelles sont trouées, donc inutilisés et des décharges locales jonchent le sol tous les 100 mètres) et la pauvreté est bien visible.

Ponton Allemand VS ponton Français :
Tout en marchant le long de la plage, nous apercevons un ponton. Les poutres ne semblent guères accueillantes et peu nombreuses mais Bruno, Ségo, JS, Benoît, sa soeur et enfin Didier (pas en totalité pour tous !) ont effectué quelques mètres sur ce parcours ressemblant à une épreuve d'une émission de télé-réalité. Mathilde est restée, très raisonnablement d'ailleurs, sur la plage. Pourtant, des pêcheurs y habitent à l'extrémité dans des petites cabanes de fortune. Entre ces poutres, nous avons de gros amas de ferrailles dont l'état de corrosion ferait plus que procurer du plaisir à certains profs de notre connaissance. Des photos seront d'ailleurs disponibles dans les prochains jours. Du travail de sagouin des Allemands pensez-vous ? Il ne reste quasiment rien du ponton voisin (50 mètres les séparent) construit par les Français !

Perdue de recherche :
Nous apprenons qu'une jeune française de 18 ans débarque à Lomé le soir même et personne n'est là pour l'accueillir. Serge décide d'aller la chercher en compagnie de Perrine, Benoît et JS. Première découverte avec les bars locaux en attendant l'avion... finalement on ne connaîtra jamais cette fille ... (retard indéterminé de l'avion).

L'anecdote du jour : Fin hilarante avec le jeu très intellectuel de Ségo : « Bonjour Madame, bonjour Monsieur ». Avis aux amateurs ...

Vendredi 7/07 : Au travail, mais c'est l'Af'ique ici

Comment trouver le lycée ?
Première journée de travail et réveil tôt : 6h30 (trop tôt selon certains). Après qu'Olivia se soit fait de nouveaux amis cafards dans la deuxième salle de bain, nous sommes fin prêts pour aller à l'école, mais pas avant de s'être fait recenser au consulat de France (nous avons réussi à vaincre la mentalité africaine visant à tout remettre au lendemain). Serge suivait le taxi affirmant connaître la destination. Cependant, après 35 minutes de route, arrivé dans un village où la route n'est plus que de la terre, ce dernier avoue ne pas connaître l'endroit. Serge arrive à arrêter un taxi-moto qui nous guidera finalement jusqu'à l'école.

Découverte du lycée :
Le directeur nous fait une visite guidée de l'établissement. Après quelques discussions, concernant surtout le prix du dédouanement exorbitant (près de 1 000 € pour du matériel déclaré à 1200 € à la douane), nous arrivons à un accord avec le directeur où nous donnerons ce que l'on avait prévu à la base (soit 30% de la valeur déclarée), bien que nous sommes théoriquement exempts de taxe. Les salles sont spacieuses et belles, mais il manque des tables et la climatisation est absente « mais c'est p'évu, c'est p'évu! ». Un bon point pourtant : Internet est bien installé (même si la vitesse de connexion ferait mourir de rire le grand chef du pôle informatique de l'ECAM). Nous commençons l'installation des salles en déballant avec plaisir nos cartons qui nous ont tant fait souffrir ! Le rythme de travail est donné : lundi au vendredi, 9h00-16h00, la journée continue ! Pour l'instant, pas de malade n'est à déplorer, patience ... :-)

Petite collation, très appréciée :
Après le dur travail effectué ;-) nous rencontrons quelques professeurs autour d'un apéro bien mérité (???). Nous recrutons, à cette occasion, notre futur prof de djembé, nos futurs successeurs pour la gestion/maintenance du réseau. Notre retour au QG, est marqué par la douloureuse séparation de Benoît et Perrine qui vont (enfin ? ) rejoindre leur projet initial. Sont-ils arrivés à bon port ? Dieu seul le sait.

L'anecdote du jour : deux tables pour 20 ordinateurs selon nos amis Togolais ! Au final, il en faudra le double en les serrant au maximum ... On en aura sûrement d'autres : « c'est p'évu !».

Lomé 2006 : Newsletter 3

Et c'est reparti pour la suite des aventu' togolaises!!

Désolé pour le retard, mais les problèmes de connexion internet sont fréquents au Togo. Rendez-vous demain soir pour 3 nouvelles journées de folies !

Nous vous avons quitté avant la soirée de vendredi. Vous auriez dû venir, c'était très sympa. Nous avons été au 54, petit bar bien agréable en plein air où Jah Fol nous fait un petit concert de chansons de Bob et des chansons françaises version reggae « qu'est ce qui pou''ait sauver l'amou' ».

Samedi 8/07 : « Je sais pas mais ça doit êt'e ça »

Levés tôt, nous avons rendez-vous à 9h pétantes pour partir en excursion. Nous découvrons avec stupeur le bus qui doit nous emmener à Porto Seguro, comptoir d'embarquement des esclaves durant le commerce triangulaire. Celui-ci a du être repêché dans le port pour l'occasion, à moins qu'il ne date de l'époque des esclaves ??? Bref, une épave dans laquelle on s'entasse à 60 pour une capacité de 40 places. Nous emportons bien évidemment un peu de musique (2 enceintes d'un mètre de haut, un ordinateur, une chaîne-hifi, 2 micros, 4 rappeurs,...) Le voyage se passe bien malgré tout, nous en profitons pour faire connaissance avec les jeunes Togolais(es) présent(e)s.

« Yohvo : esclaves !! »
Arrivés entiers, notre G.O. (Gentil Organisateur), prénommé Patrick, nous invite à visiter la maison du roi. Finalement celui-ci ne nous reçoit pas, donc direction la maison de mister Wood. Là-bas nous avons le privilège de visiter la pièce où étaient entassés les esclaves. Il s'agit en fait d'un sous -sol de 80 cm de haut, où règnent des odeurs de putréfaction. C'est douloureux d'imaginer que des centaines d'hommes ont ainsi été « stockés » comme de la marchandise. Sortie de là, la réaction de certains Togolais nous met dans l'embarras, ils scandent (en rigolant) « Yohvo : esclaves !! » (yohvo = blanc en éwé).

Mystic Lake
Après tant d'émotion, nous nous dirigeons au bo'd du Mystic Lake où la musique nous attend. Patrick nous propose de nous asseoir sous les manguiers en attendant de nous faire servir l'apéro et le repas. Après un repas fort épicé pour nos délicates papilles de yohvo, nous digérons en écoutant les rappeurs locaux. Emportés par l 'élan, nous nous retrouvons tous sur la piste de danse pour des danses effrénées. La chaleur nous ayant rattrapée, nous nous rafraîchissons en effectuant un tour de pédalo. Après avoir dérivé à cause du courant, nous réalisons que celui-ci pédale dans le vide. C'est alors que ..... Didier est arrivé-é-é. N'écoutant que son courage notre héros enlève son pantalon. Il se jette à l'eau sous les yeux admiratifs des demoiselles en détresse. Après avoir bravé la vase, le courant, les piranhas, les crocodiles, les zippopotames, les orangs-outans et les gorilles (euh....on s'emballe un peu là) notre informaticien préféré nous ramène à bon port!

Retour à la capitale.
Nous retrouvons ensuite notre cher vieux car pour un retour agrémenté des rires et chants des Togolais.

Zoukez mwé...
Pour bien finir la journée nous retrouvons nos amis togolais ... et camerounais dans une boîte de nuit. Stéphane, un togolais que nous avons rencontré, invite Ségo à danser le zouk. « Vous pariez qu'elle revient dans combien de danses ». Record battu : 6 dont 4 avec le même!! JS a également été entraîné malgré lui, dans une série de zouks. Il s'en est d'ailleurs très très bien sorti. JS est un Dieu du zouk et de la danse africaine ;-) ! Toutes les filles ont d'ailleurs pu le remarquer. Nous avons pu bénéficier des conseils avisés des blacks : on a coupé décalé jusqu'à fatigué !

Anecdote du jour :
Notre guide ne connaissait malheureusement qu'une seule réponse type à nos questions concernant l'île des esclaves « Je ne sais pas trop... mais ça doit êt'e ça » , preuve de sa grande connaissance des lieux !

Dimanche 08/07 : I like your sister ! I want to marry her.

Début ou plutôt fin de soirée ...
Après une nuit très mouvementée dans une boite de nuit de Lomé, nous nous sommes levés assez tard, disons même très tard. Petit déjeuner à midi, encore un petit somme pour certains, ballade sur la plage pour d'autres, Mathilde y a d'ailleurs trouvé un futur mari, qui baragouinait dans un anglais approximatif (« i want to marry her, i like her blue eyes, i like the color of her white skin, etc... »). Nous nous sommes ensuite tous retrouvés à notre QG. Seuls deux fervents serviteurs du Seigneur (Ségo et JS) ont eu le courage d'aller à la messe. Les autres ont préféré regarder le match. Ils auraient dû aller à la messe, vu la défaite de la France. Nous pensons que c'est parce que Steve a supporté la France qu'elle s'est fait battre. En tout cas, la victoire de l'Italie n'a fait qu'un (e) heureux(se): Olivia!

Le Foufou
Ensuite, vient l'heure du repas. Nous avons été agrémenté d'un repas au foufou. Essayons de vous l'expliquer (avertissement : certaines phrases pourraient choquer notre jeune public) le plus fidèlement possible. Imaginez ... un plat d'une pâte coupée en gros tas blancs : le manioc. Ajoutez-y une sauce orange (avec du poisson) fortement épicée (ça encore, nous avons l'habitude depuis notre arrivée), mais le petit plus qui fait tout : le gluant ! Vous voyez des viscères de poisson ? Et bien, pareil! Jamais un repas n'a été aussi silencieux... En un mot, nous ne sommes pas fans.

L'anecdote du jour : la plage semble paradisiaque, mais il faut garder une certaine distance pour persister à le croire (vive les méduses, cadavres de brebis et les nombreux détritus) ...

Lundi : Constation

Retour au boulot
Une dure journée de travail s'annonce. Nous nous rendons tous au collège protestant où une longue journée de travail nous attend. Nous avons fini de déballer les ordis de la deuxième salle. Le câblage électrique est terminé, il nous reste à faire le câblage réseau. Nous avons décidé avec la direction du lycée (et vu le très faible débit) de ne pas brancher la 2eme salle au Net. En fait, nous allons la relier quand même via un long câble enterré juste pour permettre les mises à jour automatiques. Le travail avance bien en apparence mais Didier reste pessimiste: Elisé et Delphine, les deux futurs « maintenanciers » du réseau ne connaissent vraiment rien à l'informatique (ils ne savent à quoi sert un disque dur)! Du coup, Didier est obligé de mettre un serveur plus puissant et s'installer une interface graphique... ce n'était pas prévu. Peut être qu'on trouvera une autre solution demain...

Bruno et son temps libre
En se baladant dans le lycée, Bruno découvre une salle de cours immense: 200 places au bas mot!! Elle est tout en longueur, comme un long couloir... genre carrément impossible pour ceux du fond de lire le tableau!

Anecdote du jour : Lorsque Serge conduit, il aime bien que ce soit Ségolène qui soit assise derrière au milieu, comme ça il peut la regarder à loisir en faisant des marche-arrière.

Lomé 2006 : Newsletter 4

Mardi : Au bou'ot, à nouveau

Fin des déballages des cartons
Tous les cartons ont été déballés. Il n'y a pas trop de casse en apparence, mais certains ordinateurs sont morts, alors que certains écrans, fendus sur le dessus en 2, continus de fonctionner ! Didier se prend la tête avec le proxy et un modem d'une marque ésotérique trouvé au lycée (pas de driver sous linux ... ni sur Windows d'ailleurs).
Nous attendons toujours les menuisiers pour qu'ils apportent les tables manquantes.

Travail et prise de tête
Après une victoire à l'arrachée, le serveur-proxy-dhcp-dns-passerelle-firewall fonctionne enfin ! (cela rappellera aux étudiants de 2ème année de bons souvenirs...). Pour plus de détails, qui, j'en suis sûr, vous intéresseront, n'hésitez pas à nous les demander, et également, à lire (enfin) le poly de cours réseau!

Episode marché:
Nous avons fait un tour au marché. Ce tour était supposé être grand, mais vu la vitesse à laquelle on avançait, il a été très court, mais on a mis beaucoup de temps. Merci à JS, Bruno et Ségo qui s'arrêtaient toutes les 5 secondes dès que des commerçants les accostaient pour leur vendre des produits utiles mais surtout futiles. Pauvre JS, il devrait se faire faire des chaussures sur mesure. Il s'est arrêté chez tous les commerçants de chaussures, et aucune paire ne lui allait. Il faisait aussi une bonne proie pour les marchands ambulants qui voulaient tout lui vendre. Mathilde, Didier et Olivia en avaient marre et avaient hâte d'avancer.

Anecdote du jour : Bonus spécial : Un écriteau sur lequel était écrit « à droite, sortie de la morgue »... mais à droite, se trouve l'église « La résurrection » !!!

Mercredi : Le boulot c'est rigolo

Des disparités de répartition
Beaucoup de boulot pour certains et beaucoup de sommeil pour d'autres devant les PC. Les choses ont l'air de bien avancer, on a commencé à faire les mises à jour.

Enfin au complet !
Amandine est arrivée ce soir, avec une demi-heure de retard. Apparemment elle produit des ondes négatives, puisqu'à Ouagadougou elle était la seule à ne pas avoir sa carte d'embarquement. A 10 mètres de l'aéroport, Serge fait le coup de la panne à Amandine. Heureusement qu'il y avait Ségolène et Amandine qui poussaient la voiture, aidés de deux autochtones pendant qu'Olivia était confortablement installée sur la banquette arrière et que Bruno, après avoir fait pipi au bord de la route, filmait les deux demoiselles, mort de rire .

Anecdote du jour : nous avons appris que la formation que nous prodiguions gratuitement était facturée par l'école 1000 FCA (soit environ 2.5 €)! De plus, celle-ci est rendue obligatoire pour les profs. Nous espérons juste que les fonds serviront pour les salles.

Le jeudi, tout est permis (même pour le réseau...)

Didier et le Cyber-Café
Nous avions besoin d'un fichier se trouvant sur Internet. Didier se lève tôt (7h). Il van dans notre cyber préféré, pleins d'entrain et d'espoir. Malheureusement, bien que ouvert, la personne présente lui dit de repasser dans 15 minutes « le temps d'allumer les PCs » ... Après avoir effectué un petit tour dans les environs, celui-ci s'y présente et télécharge le fichier. Voulant le récupérer sur une clef usb (et seul le serveur étant équipé d'une telle sortie, les ordinateurs les plus récents du cyber étant des PII antédiluviens), il présente, comme souvent, la clef au propriétaire pour récupérer les fichiers téléchargés. Celui-ci dit que la personne « savant faire » passera vers 8h00-8h15. Didier ne perd pas courage, et se dit qu'il ira donc au cyber (pour la 3ème fois de la matinée, si vous suivez bien) juste avant que l'on parte à l'école. Il met à exécution ses pensées ... et là, c'est le drame. Panne de courant généralisée ! Résumons : 3 aller-retour au cyber pour ... rien !

Un réseau, ça tombe en panne :
Après un certain nombre de redémarrages du serveur, ce dernier s'est lassé de ses caprices à la grande joie de notre informaticien maison. Les mises à jour vers une nouvelle version s'est plutôt bien déroulée, même si celle-ci est longue à mettre en oeuvre. Une salle sur deux est quasiment complètement opérationnelle. Linux et sa mise à jour n'a plus aucun secret pour Mathilde, JS et Steve! Malheureusement le modem qu'Amandine (la sauveuse) a ramené est quelque peu récalcitrant. Il a sûrement du mal à se faire à sa nouvelle vie en Afrique.

Anecdote du jour : Mathilde et Ségolène voulaient absolument jeter des ordures dans les poubelles mais n'en trouvant pas, se font arracher leur butin par des marchands qui les ont tout naturellement jetés par terre (en les engueulant de ne pas l'avoir fait plus tôt).

Vendredi : fête nationale à l'internationale

Formation des élèves bien dissipés
Nous avions prévus de couper les cours en 6 sessions de 14 personnes, avec 2 sessions (puisque deux salles) se déroulant simultanément. Ce premier jour de formation débutait théoriquement à 8h00 et était réservé exclusivement aux profs. Malheureusement, seuls quelques profs étaient présents (et même pas à l'heure !). 4 élèves ont été formé dans la seconde salle, aux vus du manque de participants (cela nous rappelle une certaine école dont nous tairons le nom par souci de confidentialité ...). De plus, le cours a finalement commencé à 8h50 et certains professeurs sont arrivés à 10h00. Prochain objectif: faire comprendre à l'école de faire passer un mot d'ordre d'arriver à l'heure.

Certains travaillent le 14 juillet !
Ces formations, animés dans chaque salle par l'un d'entre nous, est relayés par les 3 autres membres circulants dans la salle pour aider les personnes en difficulté. Celle-ci concernant en ce jour à la description des composants de l'ordinateur, suivis de la base dans l'utilisation d'un PC. La formation s'est bien déroulée, malgré les égarements des professeurs dans les bavardages. De plus, le niveau est beaucoup faible que prévu, la plupart n'ayant jamais touché un ordinateur. (on pensait qu'au moins quelques-uns d'entre eux était allé au cyber café). Certaines questions posés étaient inattendues comme « euh ... vous avez parlé de PC, c'est quoi? », d'autres montraient que les « élèves-profs » suivaient. Cependant, nous allons alors simplifier au maximum la prochaine formation (OpenOffice) pour se concentrer sur la base-base-base (et rappeler notamment la différence entre fichier et dossier ...). Une formation plus complète sera proposé, à un groupe plus avancé, s'il est assez important.

Direction, la France de l'étranger
Nous terminons nos formations un peu avant midi pour rejoindre la réception à l'ambassade. Ségo part avec un sac à dos vide en espérant faire profiter des restes de nourriture à Olivia et Serge, n'étant pas Français et ne pouvant donc pas rentré. Cependant, les gardes de sécurité lui ont demandé ce qu'il y avait dans son sac, et sa réponse fût d'une logique implacable : « POUR MON PASSEPORT ». Ce dernier a été mis sur la banc de touche derrière la haie. Conclusion: un sac à dos vide est aussi dangereux qu'un sac à dos plein ! Ceci étant fait, nous arrivons dans la jardin luxueusement aménagé pour l'occasion (sauf la piscine qui n'était pas construite que pour l'occasion !). Etaient présentes, de hautes personnalités de la vie togolaise (ambassadeurs, représentants des associations humanitaires, officiers de l'armée française ...). Nous avons discuté avec de nombreuses personnes comme son excellence, Mr l'Ambassadeur (et sa femme !), le responsable de la coopération culturelle française. Afric'Edu se fait des relations. En gros, nous dirons que notre tenue n'était pas en harmonie avec celles des autres ! Mais bon, cela ne nous a pas coupé l'appétit.

L'ambassadeur sait recevoir (même sans FERRERO ROCHER) Merci à vous, chers contribuables, pour cette foison de fromages importés des meilleurs régions de France, ce jambon cru d'Italie, ces pâtisseries si fines, ce champagne pétillant, ces liqueurs diverses et variées si savoureuses. Bien évidemment, n'oublions pas la pression à volonté goutté par Mathilde et apprécié par Didier. Bref, le bar ECAM n'est pas si loin (la bonne bouffe en plus !) Moral de l'histoire : fêter tous les 14 juillet à l'étranger !

Anecdote du jour : Apparemment le Ricard n'est pas connu dans ce pays: il est servi pur ! De plus, la poubelle est, comme toujours au Togo, le sol.

Lomé 2006 : Newsletter 5

Samedi: West African Show!

Le matin, on retourne au Lycée pour avancer les mises à jours de la 2nd salle. Le soir : un gros programme était prévu : pièce de théâtre, concert et boîte !

La pièce de théâtre se déroule au CCF (Centre Culturel Français), 3 acteurs africains de nationalités différentes : une pièce sympa qui dénonce la violence, le terrorisme, la haine... assez violente sur la fin... Nous nous rendons ensuite au magnifique Palais des Congrès (également Assemblée Nationale) de Lomé pour un concert immense : 4 maîtres incontestés du coupé-décalé (DJ Zidane, Petit Miguelito,...) vont mettre une ambiance de folie ! La salle est très impressionnante : immense et pleine à craquer ! Plus de 4000 personnes sont présentes, sur les sièges, dans les allées, devant les issues de secours... Il y avait environ 10 blancs dans la salle dont 6 d'AE ! Jyes et Bruno ont dû lutter toute la soirée contre les pics-pockets qui n'ont pas arrêté de leur caresser les fesses à la recherche de la poche arrière...

Il ne s'agit pas d'un concert comme nous l'entendons chez nous. Ici, la fête est régulièrement coupée par des pubs qui sont diffusées sur un écran ! Il n'y a pas d'orchestre : les artistes se succèdent et chantent en play back ! (et ils ne s'en cachent pas !!)

Fait marquant : Sheyi Adébayor, le célèbre footballeur Togolais qui joue à Arsenal était présent avec quelques uns de ses potes. Il a été invité à monter sur scène pour esquisser quelques pas de danse et... distribuer des billets! Et oui, c'est à priori un genre de tradition ici ! Il a mis ses 2 sacoches en bandoulière d'où il sortait quelques liasses de billets qu'il distribuait gracieusement dans la foule...! Après cela, les plus motivés d'entre nous ont terminé cette folle soirée en boite... bondée elle aussi ! Il y faisait tellement chaud que des gouttes de condensation perlaient sur le plafond et tombaient sur les danseurs...! Pour ces cas extrêmes, une véritable hélice d'avion placée sur un coté de la piste fait office de ventilateur géant.

Dimanche: playa avec DJ Zidane !!

Levés un peu tard, quelques balades agrémenterons l'après midi. Sauf pour Jyes et Bruno qui iront à la plage avec Patrick et Manou, deux de nos hôtes. Aprèm très sympathique, à déguster des papayes assis sur les transats ! Le courant était fort mais ils ont appris le body-surf à Patrick et Manou. Surprise de l'aprèm : DJ Zidane, une des icônes incontournable du coupé décalé (que l'on avait vu la veille en concert) était lui aussi à la plage. Ils ont accepté de poser avec lui pour quelques photos.... quelle classe ! Olivia, une de ses fans était dégouttée en voyant les photos !!

Lundi : inauguration des salles

En grandes pompes, nous avons participé à l'inauguration des salles. Nous avons d'abord été invités à une messe officielle en l'honneur de ces nouvelles salles. Étaient présents les grands dirigeants de l'église Evangélique Presbytérienne du Togo dont certains venaient d'autres villes Togolaises, un représentant du ministère de l'éducation nationale ; certains élèves et leurs parents, les professeurs. La radio et la télévision togolaise (TVT) étaient là aussi. A la fin du culte, nous avons eu droit aux discours de chacune des personnalités présentes. Bruno aussi a dû faire un discours + interview au nom d'AE ; il a brisé une illusion jusqu'alors bien présente dans l'esprit de nos hôtes ; ces yovos là n'ont pas de sous ! Ils ont pas mal galéré en fait pour venir jusqu'ici. On a été largement remercié de notre action très « gracieuse »... Mais notre « sac'ifice n'au'a pas été vain ». S'en est suivi une visite des salles puis un pot.... tout le monde était ravi. Le soir, nous avons été invités par l'Eglise en petit comité au Foyer des Marins, espace sympathique où nous avons dîné et bien rigolé !

Mardi : départ pour Kpalimé.

Après s'être débattus à la banque pour l'arnaque dont on a été victime (décidément !), nous avons réussi à régler le problème (un petit problème de 400 000 FCFA !! Olivia avait retiré 600 euros dans un distributeur : celui ci a bien débité le compte, sorti le ticket mais n'a pas donné les sous !!! La grosse blague !) et nous voilà partis dans un mini bus de 14 places avec un chauffeur, tout ceci prêté par l'église.

Kpalimé, une petite bourgade à 2h de taxi brousse au nord de Lomé. On y va via une route goudronnée qui, surprise ! est en bon état. Nous passons un péage à la sortie de la ville. Plusieurs barrages de la douane jalonnent le parcours mais sans jamais nous inquiéter. Nous montons directement à Adeta, le tout petit village juste au dessus de Kpalimé, où sont Benoît Aubin et sa soeur Perrine. Nous les trouvons en pleine forme et visitons un peu leur lieu de vie. Avec leur groupe de yovo (8 en tout) ils organisent du soutien scolaire et des jeux avec les 70 enfants du village. Nous les embarquons pour aller nous baigner dans une cascade que nous atteindrons après une heure de marche dans la jungle. Magnifique balade, la cascade est très jolie et l'eau n'est pas froide. La vue est superbe. Avant de reprendre le mini bus, nous donnons quelques bonbons aux enfants du village qui nous regardent avec de grands yeux curieux... nous avons été littéralement assaillis par toutes ces mains tendues vers le paquet: c'était impressionnant ! Ils rigolaient... je crois que nous avons été l'attraction de la journée ! Le soir, retour à Kpalimé où nous dormirons dans une auberge très agréable et pas chère. Nous avons goûté notre premier vrai foufou (en fait, la dernière fois, ce n’était pas du « vrai »,mais de la pâte) : cette pâte d'igname pilé que l'on mange avec de la viande et sa sauce... avec les doigts ! C'est chaud et un peu épicé mais l'expérience est rigolote !

Kpalimé : marché, papillons et village artisanal

Le lendemain, petit dèj à Kpalimé, visite rapide de la ville, son marché et son village artisanal puis départ pour la forêt aux papillons, à 15 min de là. La pluie fine et le brouillard qui nous entourent rafraîchissent l'atmosphère et forcent les papillons à se cacher. Nous avons néanmoins passé un bon moment à jouer du djembé et au foot sous les arbres... Retour à Kpalimé puis vers Lomé pour arriver avant la nuit (ie 18h). Nous nous sommes arrêtés dans pas mal de villages sur la route du retour, juste pour acheter des fruits et légumes. Le van est chargé de plantain, manioc, goyaves, corosol, tomates, ananas, pommes sauvages, beignets de manioc...

Lomé 2006 : Newsletter 6

Jeudi 20 Juillet

On a plus de jus !
Les formations continuent. Obligés de changer notre programme de l'inauguration, nous commençons à travailler à 8h00. Nous avons prévu de travailler de 8h à 11h pour le premier groupe et de 11h à 14h pour le second, soit 6h d'affilées pour notre équipe de formateurs de choc!!!! Nous entamons, pleins de courage,cette longue journée normalement avant d'être interrompus par une coupure de courant à 9h30!!!! Les élèves nous disent que celles-ci peuvent durer plus de 18h!! De plus, les coupures de courant dépendent la plupart du temps de délestage (le courant est redirigé vers d'autres parties de la ville pendant un temps aléatoirement aléatoire!). Nous continuons donc les formations sur un tableau noir, mais difficile d'expliquer clairement la notion de déplacement et de réduction de fenêtre sans ordinateur. Nous décidons néanmoins de commencer d'expliquer les bases au deuxième groupe pour ne pas perdre trop de temps sur un planning déjà très chargé. Ceux-ci viendront rattraper mardi à 14h les notions qu'ils n'ont pas pu appréhender.

Rendez-nous notre argent!
Olivia est retournée à la banque pour récupérer l'argent que le distributeur avait refusé de lui donner. Pour cela, il fallait prouver que l'argent avait bien été retiré de son compte : trop facile quand on est à l'étranger !!! Finalement, nous avons eu l'explication : le distributeur a bien fait la demande à la banque français, qui a autorisé le retrait et débité son compte, mais lorsque la réponse est revenue de France, la liaison a été coupée, donc, pas d'argent!!!!! En tout cas, tout est maintenant arrangé!

Anecdote du jour :Des boutiques aux noms explicites De nombreuses boutiques ont des noms associées à la religion. D'autres sont tout simplement drôles Voici quelques exemples :

  • la pharmacie « Au bon secours »
  • la maternité « Le miracle »
  • L'auto école « A la bonne conduite »
  • La mercerie « La main de dieu »
  • La pharmacie « Source de vie »
  • L'auto-école « La prudence »
  • La pharmacie « Dieu donne »
  • L'école "La sagesse"
  • La mercerie "La main de Dieu"
  • L'établissement "In god we trust"
  • La pharmacie "Pour tous" :-))

Vendredi 21 Juillet

Formation : Formons formons ...
Programme du jour : Début des formations OpenOffice. Nous avons revu les bases : ouvrir un fichier, enregistrer sous,... déjà pas si mal lorsque la plupart ont du mal à bouger la souris !! Après cela, nous commençons la formation du traitement de texte que Mathilde à mise au point. Les profs ont plus de mal que les élèves qui finissent victorieusement le cours à la fin de la première séance. Lundi, ils commenceront les exercices destinés à consolider leurs « acquis ».

Ca ne répond pas !
Didier continue de se débattre avec le serveur. Depuis quelques jours, il réussit enfin à communiquer avec le modem. Une fois trouvé la prise téléphonique qui marchait (une sur les deux), il appuie, plein d'espoir, sur le bouton « connecter ». Et là, la déception fut rapide : le modem sonne, sonne, sonne ... puis la tonalité devient occupée ! Gardant son sang-froid pour ne pas exploser le modem contre un mur (c'est le seul que l'on ait!), il remet ça « à demain » (c'est à dire plus tard, plus tard...)

Marché aux fétiches
Après une journée de formation harassante, Ségo, Bruno, JS et Amandine décident d'aller visiter le marché aux fétiches. Ils ont été obliger de prendre un guide pour leur expliquer le pourquoi de l'odeur si attirante et comment on fabriquait des potions magique à la harry potter. Ensuite ils ont rencontré un sorcier habillé d'une robe de sorcier de marque PUMA et possédant un téléphone Siemens. Ils ont eu l'honneur d'être béni, Bruno a été rebaptisé « Pruneau ». Bref une expérience pas si inoubliable que ça, il faut retenir que c'est surtout un attrape-touriste.

Samedi 22 Juillet

Au marché
Levé vers 9h30 pour la plupart d'entre nous. Ségo, JS, Amandine, Bruno, Didier et Mathilde décident d'aller faire un tour au grand marché à la fin de la matinée pour acheter leurs derniers souvenirs, ou pour profiter une dernière fois de cette ambiance si particulière pour JS qui nous quittera ce soir. Nous nous sommes faits au marchandage et payons systématiquement la moitié du prix initial annoncé par le vendeur. Même pour les gens du pays, Patrick qui nous accompagne, nous payons le « bon » prix. Nous dévalisons les étalages et revenons sans un sous en poche !!!!

Une dernière frayeur pour la route :
L'avion de JS décolle à 19h. A 17h30, panique!!!! « Mais où est passé mon passeport??? » Tout le monde est sur le pont et se mobilise pour chercher le fugitif. Ce dernier se montrera après 20 minutes d'anxieuses recherches, dans la seule poche du sac qui n'avait pas été fouillée après que le sac ait été vidé plusieurs fois.

Anecdote du jour : lorsqu'un marchand n'a pas le produit désiré en stock, il en prend un chez le voisin et le négocie à sa place, que ce dernier soit présent ou pas.

Dimanche 23 Juillet

Oula la semaine est suffisamment longue, il est temps de se reposer un peu, donc ce sera plage pour certains, sieste et bon bouquin pour d'autres.

Anecdote du jour : L'avion de JS est arrivé à bon port malgré les 5 heures de retard. A bon entendeur....

Lundi 24 Juillet

Internet est enfin arrivé après une dure journée de formation. Nous remercions d'ailleurs le lycée pour l'aide qu'ils ne nous ont pas apporté pour découvrir qu'il fallait faire le préfixe 0 pour composer le numéro d'appel pour accéder à internet. Après une recompilation du noyau (les amateurs apprécieront) et un reboot sans trop y croire, google est enfin apparu à notre plus grande joie. Donc maintenant nous sommes en admiration devant une connexion 56k.

Match au sommet On finit la journée par un petit match de foot sur le sable à la brésilienne, sauf qu'il manque les filles en bikini. Malheureusement, la fourberie de l'équipe composée des filles a fini par gagner ...

Anectode du jour : Lors de la connexion à Internet, on peut rentrer n'importe quel identifiant et mot de passe, ça marche !!! Vive la sécurité en Afrique !

Lomé 2006 : Newsletter 7

Bonjour à tous,
nous sommes heureux de vous faire partager une fois de plus nos aventures à Lomé.

Mardi 25 juillet

Hélène Olivia et Ségolène se rendent au commissariat pour la déclaration de vol de leur téléphone et de leur porte-feuille respectivement. Accompagnées de Patrick, elles vont vivre les joies de la lenteur administrative togolaise. Attente devant un bureau et petit stress, car elles s'imaginent qu'elles auront un interrogatoire poussé. Elles seront bien surprises. Après 20 min pour prendre la déposition de chacune, il faut sortir du commissariat, faire des photocopies, les remettre à un monsieur en uniforme, repartir voir celui qui a pris les dépositions pour qu'il les conduisent à une 3ème personne qui tapera tout à la machine. Achat d'un timbre de 500F CFA chacune et RDV à 16h pour récupérer les documents. A 16h, accompagnées cette fois de Steve, on leur demande d'attendre. 16h30, on leur apprend que les documents viennent d'être envoyés à la signature et 17h30, après 1h30 de sommeil pour Ségolène dans un fauteuil du commissariat, elles obtiennent enfin leurs attestations.

Du coté du collège protestant, tout va bon train, les formations continuent mais la journée a été très longue: de 8h à 16h. Nous déplorons le décès d'un écran de plus. Paix à son âme.

Anecdote du jour: Hier nous avons joué au foot dans la rue avec 3 français fraîchement arrivés sur Lomé et qui passaient par là. Le seul qui jouera finira la partie au bout de 10 minutes. Aujourd'hui nous l'avons rencontré et pour agrémenter son séjour d'un mois au Togo, il aura droit à des béquilles.

Mercredi 26 juillet

Ségolène se rend au consulat de France munie de son attestation de vol pour faire annuler ses documents français (carte d'identité, permis de conduire,...). Nous l'avons attendu longtemps au collège, mais elle ne s'est pas pointée. Un moment, Serge a cru qu'elle était allée se bronzer sur la plage sans nous. Après le consulat, elle s'est en fait rendue à la poste pour envoyer du courrier. Espérons juste que ce courrier arrivera en France avant nous!!

Aujourd'hui, nous avons fini au collège à 13h. La conférence sur Internet a plu à plusieurs personnes. Nous verrons demain si le test aussi leur plaira. Après le repas, petite sieste et ensuite match de foot-ball. Avec quelques personnes du quartier, nous avons formé 3 équipes de 5 et avons couru derrière un ballon dans le sable de Lomé pendant 3 heures en changeant les équipes après 1 but ou 7 min de jeu. Olivia en a surpris plus d'un, elle en premier, avec ses contrôles de balles, ses dribbles et ses contres face aux garçons. Quand elle se retrouve aux goals avec Patrick, il est le premier à fuir la balle. Peut être jouera-t-elle samedi matin?? Pauvre Mathilde qui s'est pris une balle à toute vitesse dans la cuisse. Ces garçons avaient dû oublier qu'il y avait des filles sur le terrain.

Après un repas juste pour faire plaisir à Bruno: beignets maïs, encore appelés beignets à la banane, avec de la bouillie de tapioca (à base de manioc) et en dessert de bons ananas, on était sensé passer une petite soirée tranquille devant quelques verres, mais tout le monde était crevé. Nous avons néanmoins trouvé le courage de commencer les courses pour la soirée crêpes de vendredi.

Jeudi 27 juillet:

Didier, aidé efficacement par Mathilde et Steve, arrive à assurer les formations tout en réglant les derniers détails du réseau. L'examen des professeurs a eu lieu aujourd'hui. Nous sommes très surpris par les résultats, 30% seulement ont une note au-dessus de la moyenne. Benoît et Perrine nous ont rejoint ce soir.

Anecdote du jour: Steve, en parlant de Bruno, dit: « Le pruneau est un laxatif, c'est pour ça que Bruno nous fait chier ». Ceci fait référence au marché aux fétiches où Bruno s'est fait appelé « Pruneau ».

Lomé 2006 : Newsletter 8

Bonjour tout le monde,

Nous espérons que vous avez passé un bon week-end et que vous trouverez le nôtre très interessant.

Vendredi 28 juillet

Dernière journée de travail avant notre dernier week-end à Lomé. Nous avons fait des formations, rien de bien exceptionnel. L'après-midi était classé sous le signe des crêpes. Nous n'avons fait que ça tout l'après-midi et tout le début de soirée. Le repas nous a fait oublier l'après-midi aux fourneaux. Nous avons continué la soirée en boîte de nuit. Seuls Perrine, Amandine, Didier et Mathilde ne se sont pas joints à nous.

Samedi 29 juillet

5h45 du matin: retour de boîte de nuit. Ségolène, Bruno, Benoît et Steve s'allongent pour 15 min, sachant que nous partons à 6h00 pour le match de foot du samedi matin. Les plus courageux: Olivia, Serge et Patrick essaient de faire la conversation, question de ne pas s'endormir.

6h00 du matin: départ pour le foot. Tout le monde s'y rend, des fêteurs aux dormeurs. Ségoolène juge bon de prendre un oreiller. Elle le partagera sur les gradins avec Olivia. Tous nos garçons jouent dans l'équipe des « Rouges ». La présence de Benoît n'a pas produit des miracles, l'équipe des « Rouges » se fait battre 3-2 par l'équipe des « Verts ».

8h00 du matin: repas camerounais. Comme tous les samedis matin, après le foot entre camerounais, un petit repas attend les joueurs et les supporters. Nos yovohs découvriront le « mêt de pistache ». Il s'agit d'une espèce de gâteau à base de pistache. Notons que la pistache utilisée n'a rien à voir avec celui qu'on trouve en France. Accompagné de bâton de manioc, le repas a été apprécié par tout le monde.

10h00: dodo pour tous

15h00: marché et repas Ceux qui ont eu le courage de se lever se sont rendus au marché. Achat de batiks par-ci, de tissus par-là. De retour au QG, les plus affamés se jettent sur le repas. Benoît et Perrine paient leur tournée à la maison, vu qu'ils doivent rentrer en France ce soir. Nous espérons que leur avion n'aura pas 5h de retard comme celui de Jean-Sébastien.

17h00: aurevoir Accompagnés de Ségolène, Didier et Serge, Benoît et Perrine se rendent à l'aéroport. On apprendra plus tard qu'ils ne sont pas arrivés à l'aéroport en voiture car il y a eu une panne. Ils termineront le trajet en taxi, pendant que les accompagnateurs pousseront la voiture pour essayer de la ramener à la maison.

21h30: 54
Didier et Mathilde ne pourront probablement pas voyager avec nous demain, vu leur état de santé. Après plusieurs discussions et calculs pour savoir combien nous coûtera le voyage, Steve et Bruno, blasés par le prix vont dormir avant même le mot final. L'absence de 2 personnes gâchent tous nos calculs. Amandine et Olivia, initialement motivées pour se rendre au 54 (bar-resto), changent rapidement d'avis lorsqu'elles savent combien leur coûtera le voyage. Elles arriveront à convaincre Ségo et Serge de ne pas y aller parce qu'une grande pluie commence. Tous les 4 passeront tout de même une bonne soirée pendant que les autres dorment.

Dimanche 30 juillet: Dernier dimanche à Lomé

Lever à 5h30. Avant le petit déjeuner, nous nous rendons sur la plage pour voir les coureurs. Nous sommes impressionnés par le nombre élevé de personnes qui y sont réunies pour courir, marcher, faire de la gym ou même de la boxe. Sur les sentiers non goudronnés, nous sommes surpris par les flaques immenses que nous voyons, causées par la pluie de la veille.

Vers 8h, Ségo, Olivia, Amandine, Steve, Serge et Bruno partent pour le week-end. Direction Atakpamé, vers le centre du pays. On arrivera à Atakpamé vers 10h. A l'entrée de la ville, on prend un guide qui connait bien la région. La première halte fût à Ayomé où nous avons vu une belle chute, haute de 17m. Malheureusement, nous n'avons pas pu aller jusqu'en haut parce que cela ne peut se faire qu'en saison sèche. Dans le village, nous avons distribué quelques chewing-gum donnés par CADBURY aux gamins. Après la chute d'Ayomé, nous sommes allés au barrage de Nangbeto où se trouve également la marre aux hippopotames. Le plus drôle c'était de voir la réaction d'Amandine quand 2 hippopotames sortaient leurs têtes. Elle les a surnommés « Momo l'hippopotame » et « Zézette l'hippopotette ». De retour à Atakpamé, nous avons cherché un hotel où dormir. Nous constatons d'ailleurs que le guide du routard est d'une véracité et d'une précision sans pareil.

Ne voulant pas manger la pâte, nous sommes allés dans un restaurant « chic ». Chapeau au cuisinier qui était seul et nous a fait une entrée et un plat de résistance succulents. A l'hôtel, autour d'un pot, nous avons discuté encore un peu avant d'aller nous coucher.

Lundi 31 juillet

Nous nous sommes réveillés à 10h, plutôt qu'à 8h30 comme initialement prévu. Nous avons pris un petit déjeuner très copieux, avec omelettes et frites de plantain. C'était en prévision du repas de midi que nous allions sauter. Vers 12h on a pris la route, direction Anié pour visiter une sucrerie. Nous sommes arrivés vers 13h et vu que les patrons n'étaient pas là, nous avons commencé par une visite des plantations. A 14h30, lorsque les patrons chinois sont arrivés, ils nous ont fait comprendre que les machines étaient démontées pour l'entretien et que ce ne serait pas interressant pour nous de visiter. Nous rentrons donc à Lomé, déçus de ne pas avoir vu l'usine, mais contents tout de même de notre voyage riche en blagues, en jeux, en discussions.